« Le sous-sol mérite d’être protégé. »
Et si le sous-sol, où des personnes descendent pourtant quotidiennement travailler et où subsistent parfois des formes de vie microscopiques, n’était pas l’espace vide que l’on imagine ? Postdoctorante au…
Et si le sous-sol, où des personnes descendent pourtant quotidiennement travailler et où subsistent parfois des formes de vie microscopiques, n’était pas l’espace vide que l’on imagine ? Postdoctorante au…
Ce séminaire constitue un espace d’échanges interdisciplinaire dédié aux jeune·s chercheur·ses (doctorant·es et post-doctorant·es) dont les travaux portent sur la rénovation énergétique des bâtiments. L’initiative répond à plusieurs objectifs :…
Juliette Keohane reçoit le prix de thèse Honoris Causa et le prix Bonus RRI en partenariat avec l'Institut pour la recherche du groupe Caisse des Dépôts. Face au déclin de l'industrie…
Cette séance, organisée sur le mode de l’arpentage, sera consacrée à l'ouvrage de Jeanne Guien, "Le désir de nouveautés. L’obsolescence au cœur du capitalisme (XVe-XXIe siècle)", La Découverte, 2025.
La catastrophe écologique est connue. Depuis des décennies, les alertes ont été lancées, les causes identifiées, les solutions discutées. Pourtant, rien ou presque ne change. Pourquoi? Olivier Fournout déplace la question. Le capitalisme ne se contente pas de produire la catastrophe: il organise les conditions de son impuissance à l’empêcher. Mieux encore, il parvient à transformer cette catastrophe en spectacle et à se présenter comme celui qui pourra nous en sauver. Au cœur de ce paradoxe se trouve ce que l’auteur nomme un «antimodèle de réussite»: une société qui accumule compétences, innovations et performances, tandis que leur somme produit une incapacité magistrale à préserver les conditions mêmes de la vie. Management, médias, publicité, art, discours sur la transition, injonctions à la responsabilité individuelle : grâce à de nombreux exemples, Olivier Fournout démonte les mécanismes matériels et symboliques qui étouffent les alternatives et maintiennent le cap alors même que l’on sait où il conduit.
Based on press and document analysis and participation in an expert assessment process, the paper shows how environmental concerns became a central framing operator in the French 5G controversy
À partir d’une méthodologie à la fois qualitative et quantitative, et partant de l’échantillonnage de quatre territoires urbains (Paris 18e, Ivry-sur-Seine, Aubervilliers, Clamart) en fonction des inégalités observées, cet article se donne comme objectif d’étudier l’évolution des relations entre les collectivités locales et les associations et collectifs dans un contexte de transition socio-environnementale intégrant les enjeux de justice. Ces collectifs associatifs ont pour point commun d’aborder de façon conjointe les questions environnementales et sociales via leurs répertoires d’action : le spectre s’étend de la recyclerie de quartier à l’épicerie solidaire en passant par le jardin partagé impliqué dans de l’éducation populaire. La démarche comparative entre les quatre territoires analyse les spécificités des mobilisations des associations et collectifs au regard des inégalités socio-environnementales dans chaque commune.
Les pratiques et représentations de l’adaptation au changement climatique sont transformées, ces dernières années, en réponse à l’urgence écologique grandissante. Toutefois, notre recherche enseigne que l’adaptation conçue dans les projets urbains du Grand Paris est le plus souvent envisagée sous un angle d’adaptation fonctionnelle des interfaces entre le végétal, l’eau et les sols, sans tirer parti des initiatives de transition menées dans ces territoires. La capacité transformatrice des acteurs locaux sur les chemins de transition socioécologique et démocratique à l’échelle locale s’en trouve amenuisée. Or, cette seconde signification donnée au terme d’adaptation envisagée comme adaptation « transformationnelle », conjuguant des bifurcations dans les interactions avec les milieux et les relations entre collectivités et citoyens, acquiert une place plus importante dans les recherches académiques et les mouvements professionnels et sociaux qui militent en faveur d’une adaptation plus structurelle des sociétés aux changements climatiques.
The current climate context is prompting a reconsideration of transportation modes, with the bicycle offering significant benefits, including reduced emissions, noise pollution, and urban congestion and improved public health. Despite policies encouraging cycling, many urban French citizens struggle to adopt it. Rather than focusing on barriers, this study examines individuals who have reduced or abandoned car use in favor of cycling in urban areas. The study describes the modal shift process of 20 individuals from four cities in France, with diverse socio-economic backgrounds and ages. Through semi-structured, biographical interviews, key stages in the transition are identified: predispositions, triggering factors, exploration and trial, and long-term appropriation. The article also explores situations where cyclists revert to car use for specific trips. Findings reveal favorable conditions for cycling but also highlight challenges, offering insights that could influence urban planning policies in France.
Faute d’y descendre, nous ignorons pour la plupart qu’une vie parallèle se trame sous nos pieds, dans les tréfonds de la terre. Du sous-sol, on sait que des ressources en sont extraites ; on sait moins ce que l’on y enfouit désormais. C’est que les mines ne sont pas seulement le berceau des révolutions industrielles, elles sont aussi le réceptacle de ses produits dérivés, qu’il s’agisse de déchets industriels ou de CO2. Dans ce livre à la tonalité narrative, Lisa Claussmann explore d’anciennes mines reconverties en sites d’enfouissement de déchets industriels dangereux ou de stockage géologique de dioxyde de carbone industriel – des espaces difficiles d’accès, cachés à la vue. En nous racontant ce qui s’est passé ou se passe sous nos pieds – sous les villages dans lesquels nous aimons nous promener, sous les eaux dans lesquelles nous baignons, à proximité d’espaces protégés –, elle propose une autre histoire de la croissance et révèle un monde parallèle, au cœur des paradoxes de notre modernité écologique. Un monde tenu à distance qui fait du sous-sol le commencement et la fin du progrès industriel.