Centres de données : pourquoi leur refroidissement consomme autant d’eau et pourquoi cela pose problème (The Conversation/IMTech)

Thomas Le Goff, chercheur à i3-NOS aborde dans cet article les enjeux environnementaux liés à la consommation en eau des centres de données, en explorant les défis de leur refroidissement et les pistes pour y remédier sans oublier les régles de protections de nos ressources naturelles.

Qui n’a pas déjà ressenti la surchauffe de son téléphone ou de son ordinateur après un usage prolongé ? Imaginez alors la chaleur produite par 100 000 puces de calcul tournant à plein régime dans un complexe grand comme 3 700 terrains de football, en plein désert émirati. Ces centres de données « hyperscale », qui se multiplient pour répondre aux besoins de l’intelligence artificielle, posent une question souvent négligée : celle de leur consommation en eau. Car pour éviter que ces mastodontes numériques ne surchauffent, leurs opérateurs déploient des systèmes de refroidissement sophistiqués — et particulièrement assoiffés. Avec 560 milliards de litres d’eau consommés chaque année dans le monde, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 10 millions de Français, l’impact sur les ressources hydriques est loin d’être anodin. Le développement de l’IA ne doit pas se faire au détriment des règles de protection de nos ressources naturelles. Comment ces infrastructures sont-elles refroidies, pourquoi consomment-elles autant d’eau, et peut-on faire mieux ?

À lire dans The Conversation  I’MTech, et Télécom-Paris