Deuxième Journée académique des Sociétés à Mission — Théories et Pratiques,

Le 27 janvier, Mines Paris‑PSL accueillait la Deuxième Journée académique des Sociétés à Mission — Théories et Pratiques, un temps fort qui a rassemblé une cinquantaine de chercheurs et praticiens pour interroger l’évolution des Sociétés à Mission, une qualité née de la loi Pacte (2019) et qui trouve ses origines dans des travaux académiques et notamment ceux d’i3, développant une conceptualisation de l’entreprise comme un lieu propice à la création collective.

Dans un contexte international marqué par des nouvelles tensions géopolitiques et par des critiques renouvelées à l’égard des critères ESG, Jérémy Lévêque et Françoise Dany, organisateurs de la journée ont souligné la vitalité du dispositif. Près de 2 300 entreprises, représentant plus d’un million de salariés, ont à ce jour choisi de devenir Société à Mission. Pour la recherche, deux enjeux majeurs se dégagent : d’une part, étudier cette phénoménologie organisationnelle nouvelle que constituent les Sociétés à Mission – par exemple le fonctionnement des comités de mission ; d’autre part, tirer parti des spécificités de ce cadre juridique et de gouvernance pour aborder, avec un ancrage empirique renouvelé, des questions « classiques » de la recherche en sciences de gestion – les tensions entre autonomie stratégique et financement par exemple.

Parmi les temps forts figuraient des interventions portant sur l’engagement et le vécu des salariés, la gouvernance et le droit, le processus de transformation en Société à Mission, l’attractivité et les mesures d’impact des Sociétés à Mission ou encore l’expérience du travail et la régulation par la mission dans le secteur de l’intelligence artificielle. A l’occasion d’une table ronde, Elsa Brachet (CFDT) et Olivier Favereau (Université Paris‑Nanterre) ont débattu du soutien nécessaire aux sociétés à mission aujourd’hui. Yohan Penel, directeur de l’Observatoire des Sociétés à Mission, a présenté un appel à partenariat recherche destiné à faciliter l’accès sécurisé à des données pour stimuler des travaux académiques – un appui méthodologique mais non financier.  Il donne accès aux données (et aux entreprises) pour les chercheurs dans un cadre sécurisés et respectueux de la réglementation. Enfin, il enrichit l’observatoire, grâce aux résultats et en orientant les travaux futurs vers les éléments pertinents pour la recherche.

Les participants ont été invité à donner leurs idées sur les thèmes suivants : Mieux connaître les Sociétés à Misson grâce aux données de l’observatoire, soutenir une communauté épistémique sur les Sociétés à Mission, développer les capacités de vigilance et d’alerte et enseigner les transformations liées aux Sociétés à Mission.

La journée s’est conclue par un appel à consolider une communauté scientifique, renforcer la vigilance et diffuser l’enseignement des transformations liées aux sociétés à mission. Les présentations feront l’objet de publications très prochainement et les idées proposées par les participants seront examinées promettent Valérie Brisac, Directrice de la Communauté des entreprises à mission et Kevin Levillain.

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